Berges de Maine : rives nouvelles

Berges de Maine : rives nouvelles
En lançant en 2009 une réflexion sur l’aménagement des berges de la Maine, Angers a décidé de se tourner à nouveau vers sa rivière. Ce grand projet urbain, qui concerne plus de 300 ha, affectera toutes les composantes de la ville : habitat, activités, environnement, culture, loisirs...
Tout le monde s’accorde à dire qu’avec la Maine et ses rives, Angers dispose en plein centre-ville d’un potentiel naturel et architectural considérable : le château, la cathédrale, la Doutre, la cale de la Savatte... Pourtant, depuis la Seconde Guerre Mondiale, la rivière a progressivement été délaissée. La faute au déclin du transport fluvial et au triomphe de la voiture, qui a notamment permis le passage d’une autoroute urbaine entre Maine et château.
Lyon, Bordeaux, Bilbao, Paris, comme Angers
Mais depuis peu, les villes s’intéressent de nouveau à leur cours d’eau. Les grandes métropoles sont à la recherche d’espace pour leur centre-ville, de lieux de loisirs pour leur population et d’aménagements emblématiques à destination des visiteurs.
Lyon, Bordeaux, Bilbao, Paris, comme Angers, ont entrepris ou mène actuellement un projet d’aménagement des abords de leur rivière. Objectif : accueillir de nouveaux logements, des équipements à rayonnement métropolitain, des sites de promenade et de distraction, le tout dans un cadre naturel puissant. La construction et l’ouverture du théâtre Le Quai, il y a cinq ans face au château, était précurseur de cette volonté. Le nouveau centre de Congrès qui va prendre place à ses côtés s’inscrira également dans cet esprit.
Trois équipes de renommée internationale consultées
La spécificité de l’opération angevine est sa dimension. L’avenir de la voie sur berges ne constitue qu’une petite partie du projet qui s’étend sur 12 kilomètres de rives et 300 hectares de terre ferme de part et d’autre de la rivière. Le challenge est donc de donner une cohérence d’ensemble à ce territoire tout en préservant les spécificités de chaque secteur : Baumette, centre-ville, Doutre, Saint-Serge, Reculée… Lancée fin 2009, la réflexion s’est poursuivie par le travail de trois équipes de renommée internationale composées d’urbanistes, d’architectes et de paysagistes. Ces trois équipes ont remis leur copie fin 2011. Le lauréat vient d’être désigné, il s’agit de l’atelier d’urbanisme Grether associé au bureau d’études paysagistes Phytolab (lire l'article).
Un groupe de travail de 90 Angevins
Courant janvier 2012, une exposition publique a eu lieu dans le forum du théâtre Le Quai. Chaque visiteur était invité à donner son avis et apporter ses idées. Depuis le début, un accent particulier est mis sur la participation des angevins dans le projet. Ceci notamment avec la constitution d’un groupe de travail de 90 volontaires étroitement associés à la réflexion.
En chiffres :
- 300 hectares de terre ferme dans le périmètre de l’opération.
- 12 kilomètres de rives concernées.
- 51 000 véhicules par jour empruntent aujourd’hui la voie des Berges.
(Photo : Guy Durand / Ville d'Angers)
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