Arteion installe sa R&D à Angers

Alain Rousseau, PDG d'Arteion
Arteion a installé son pôle de recherche et développement à Angers. Objectif : concevoir les machines et les logiciels de demain en matière d’analyse de sang. Une vingtaine d’ingénieurs devraient y travailler d’ici à un an.
Lorsqu’il est analysé, le sang passe dans des machines très pointues permettant de mesurer ses composants. Ces machines, il faut les concevoir. Elles sont au croisement de nombreuses compétences : biochimie, électronique, informatique, mécanique, plasturgie…
Alain Rousseau, ingénieur-inventeur
Alain Rousseau en sait quelque chose. Depuis qu’il travaille dans ce domaine, il en a déjà conçue une douzaine. Il a également déposé une trentaine de brevets. Cet ingénieur-inventeur a décidé de compléter son entreprise de conseil stratégique d’un laboratoire de recherche et développement. Arteion s’est donc installé début juillet à Angers, à la pépinière Amsler.
Dans un esprit start-up
« J’ai souhaité créer un laboratoire dans un esprit start-up, très réactif et basé sur la valeur ajoutée des compétences, explique Alain Rousseau. Nous sommes dans un marché mondial. Ne pas innover, c’est disparaître. En vingt ans, la taille des machines a été divisée par cinq et leur coût par dix. Tout en étant bien sûr beaucoup plus cadencées et précises dans le résultat. » Et comme le secteur est celui ô combien sensible de la santé publique, les éléments réglementaires sont capitaux, l’approximation interdite, la capacité de reproductibilité essentielle.
Des clients chinois et indiens
Entre son bureau parisien et son labo angevin, Arteion compte 7 employés, des ingénieurs et des techniciens de haut-niveau. Ils seront douze au début 2012 et une vingtaine à la fin de cette même année, pour l’essentiel à Angers. Le chiffre d’affaires, d’un million d’euros en 2011, devrait doubler l’année prochaine. « Actuellement, on travaille pour des entreprises européennes, indiennes et chinoises. » Un marché de l’analyse médicale en pleine expansion dans les pays émergents et une population occidentale vieillissante qui crée de nouveaux besoins : deux bonnes raisons de partager l’optimisme d’Alain Rousseau pour Arteion.
Un mot sur Angers Loire développement
« A peine créé, notre laboratoire était déjà dans ces locaux de 250 m² mis à disposition par Angers Loire développement*. Depuis le début, l’agence économique est à notre écoute. En outre, la proximité du CHU et du futur campus de l’école d’ingénieurs Eseo nous laisse envisager de possibles partenariats locaux très fructueux. »
* Les pépinières Amsler sont propriétés du SADAR (Syndicat Angevin pour le Développement et l’Application de la Recherche), outil de financement de l’immobilier pour la recherche mis en place par la Ville d’Angers, Angers Loire Métropole, le Conseil Général de Maine-et-Loire et la Région des Pays de la Loire.



