Forte de ses 126 ans d’histoire, la prestigieuse Maison Petrossian a déménagé son laboratoire dédié au caviar de Paris à Angers afin de centraliser ses productions sur le territoire angevin. Six recrutements sont à la clé.
Dans la chambre froide, les techniciens en blouses blanches travaillent le caviar avec une précision presque joaillière. Grain après grain, ils appliquent un savoir faire exigeant où la délicatesse est une règle d’or.
Et, au centre, le caviarologue dirige les opérations. Tel un œnologue devant un grand cru, il observe, goûte, ajuste pour garantir l’excellence de l’or noir Petrossian.
Le laboratoire implanté au Min
Depuis juin 2025, la Maison Petrossian a implanté son laboratoire dédié au caviar dans un espace de 400 m² au sein du Marché d’intérêt national (Min) d’Angers. L’investissement représente 150 000 € pour Petrossian et 62 600 € pour la Sominval qui gère le Min.
Plus de 25 ans de présence angevine
L’histoire angevine de Petrossian a plus de 25 ans. En 1999, l’entreprise a racheté un premier atelier à Saint-Barthélemy-d’Anjou où a été transférée toute sa production de poisson fumé.
Sur ce site de 4 200 m² sont aujourd’hui assurés la fumaison et la transformation du saumon selon les méthodes traditionnelles du Maître Fumeur, le travail des œufs de poissons (truite, saumon) ainsi que la fabrication de produits tartinables comme le tarama ou les rillettes.
Angers, le cœur opérationnel de Petrossian
« Le territoire angevin est désormais le cœur opérationnel de la Maison. En y concentrant tous nos ateliers de production, nous bénéficions d’une main d’œuvre de qualité et offrons à notre personnel de la douceur angevine. Et bien sûr, nous optimisons ainsi les transports et l’envoi de nos produits vers nos points de vente », explique Nicolas Banse, le directeur général adjoint.
Les créations Petrossian sont commercialisées dans des boutiques spécifiques à Paris, New York, Bruxelles, Londres… ainsi que dans la grande distribution sous la marque Dom Petroff, désormais estampillée du label « Produit en Anjou ».
Un héritage centenaire
« À la Maison Petrossian, nous perpétuons un héritage centenaire où chaque détail compte. Nos produits d’exception reposent sur un cahier des charges rigoureux, soutenu par des certifications reconnues comme Friend of the Sea, ASC ou ISO 14001. Chez nous, rien n’est laissé au hasard », souligne Nicolas Banse.
Six recrutements dont un caviarologue
Pour accompagner son développement et l’ouverture de son nouveau laboratoire, l’entreprise a recruté six nouveaux collaborateurs, dont un caviarologue. Au total, 46 collaborateurs œuvrent aujourd’hui sur les deux sites angevins.
« Notre personnel est hautement qualifié. Il faut une grande dextérité et cela s’apprend pas à pas, en formation interne. J’en suis moi-même l’exemple : je suis arrivé en stage à 20 ans, j’ai découvert chaque poste, appris chaque geste, et aujourd’hui je suis directeur général adjoint. C’est aussi cela, la Maison Petrossian », affirme fièrement Nicolas Banse.
Un accompagnement local déterminant
« Je tiens également à remercier les équipes de la Sominval, qui ont joué un rôle déterminant dans notre installation, ainsi qu’Aldev pour l’accompagnement apporté à notre collaborateur lors de son arrivée en Anjou », conclut Nicolas Banse.
La Maison Petrossian : 126 ans d’histoire Fondée il y a 126 ans à Paris par Melkoum et Mouchegh Petrossian, deux frères arméniens réfugiés, la Maison ouvre sa première boutique au 18, boulevard de la Tour-Maubourg, aujourd’hui encore siège du groupe. Très vite, elle introduit le caviar en France et s’impose comme pionnière : premier importateur de caviar dans les années 1920, première à proposer du saumon fumé en 1930, puis premier fumeur de saumon en France en 1935. Trois générations se succèdent à sa tête. En 1994, Armen Petrossian, fils de Mouchegh, prend les rênes puis, depuis 2010, Alexandre et Mikael Petrossian, fils d’Armen.
En savoir plus : site de la Maison Petrossian
Légendes : Grande photo : Le nouveau laboratoire implanté au Min. Photo portrait : Nicolas Banse, directeur général adjoint.
Publié le 10 février 2026

