Aldev accompagne les créateurs et repreneurs d’entreprises du territoire. À travers une série de portraits, découvrez celles et ceux qui ont bénéficié de cet accompagnement pour concrétiser leur projet. Première rencontre avec Laëtitia Quinveros, qui a repris l’épicerie fine Anjou Terre de Douceur.
Pouvez-vous vous présenter et nous dire comment est né votre projet ?
Laëtitia Quinveros : À 50 ans, j’ai décidé de donner une nouvelle orientation à ma carrière professionnelle. Après 30 années passées dans la comptabilité et les ressources humaines, j’avais envie de relever un nouveau défi. J’ai toujours eu dans un coin de ma tête l’envie de reprendre un commerce, et plus particulièrement une épicerie fine.
Pour avancer dans mon projet, je suis passée à 80 % dans mon emploi afin de dégager du temps pour rencontrer les acteurs de l’accompagnement à la création d’entreprise et réaliser une étude de marché. Je recherchais une activité dans l’alimentaire, idéalement autour des produits locaux.
C’est dans ce contexte que j’ai poussé la porte d’Anjou Terre de Douceur, située au 15 place Sainte-Croix à Angers. J’y ai rencontré sa fondatrice, qui m’a confié envisager un départ à la retraite dans les mois à venir. Entre cette première rencontre, en novembre 2024, et la reprise effective le 1er juillet 2025, les choses se sont enchaînées naturellement.
Aves-vous connu des moments compliqués dans votre parcours de reprise ?
LQ : Je n’ai pas rencontré de difficultés majeures. Mon parcours en comptabilité m’a beaucoup aidée, notamment pour analyser la situation financière de l’entreprise et étudier les bilans avant la reprise.
J’ai également bénéficié d’une transmission d’un mois et demi, durant laquelle l’ancienne dirigeante m’a accompagnée. Cela m’a permis de prendre mes marques sereinement et d’assurer la continuité de l’activité.
Aujourd’hui, mon principal défi est plutôt de trouver davantage de temps pour aller à la rencontre des producteurs locaux avec lesquels je travaille. Derrière chaque produit, il y a une histoire, un savoir-faire et souvent une entreprise familiale qu’il est important de valoriser.
Quel rôle a joué l’accompagnement d’Aldev ?
LQ : Au cours du montage financier de mon projet, j’ai été orientée par la Maison de la Création et de la Transmission d’Entreprises (MCTE49) d’Angers vers Nolwenn Michel, chargée de développement économique et entrepreneurial à Aldev. Elle m’a guidée afin d’identifier les dispositifs qui pouvaient correspondre à mon projet.
Cet accompagnement m’a permis notamment de constituer mon dossier de prêt d’honneur auprès d’Initiative Anjou, d’être mise en relation avec France Active pour la garantie de prêt et de bénéficier de l’appui de différents partenaires du financement.
Lors de mon audition auprès d’Initiative Anjou, j’ai également pu présenter mon projet devant des professionnels. C’est un moment que j’ai particulièrement apprécié et qui m’a confortée dans mon projet.
Quels sont vos projets pour la suite ?
LQ : Après une première année à gérer seule le commerce, une nouvelle étape s’ouvre avec l’arrivée récente de Lisa Girault, alternante en Bachelor Responsable du développement des activités (RDA), une formation d’un an.
Cette collaboration va me permettre de poursuivre le développement de l’activité afin de continuer à faire découvrir les richesses gastronomiques de l’Anjou et de contribuer, à mon échelle, à faire vivre les savoir-faire locaux.
En savoir plus : site internet Anjou Terre de Douceur
Légendes photos. Grande photo : Laëtitia Quinveros devant sa boutique Anjou Terre de Douceur. Petite photo : Laëtitia Quinveros dans sa boutique.
Publié le 29 septembre 2026

